Nuisances sonores – Église St Étienne (Sonnerie de l’Angelus)

Depuis la mise en place des nouvelles sonneries de l’angélus à l’église de notre commune (juillet 2025), de nombreux riverains ont exprimé leur incompréhension et leur gêne face à l’augmentation des nuisances sonores. L’association AQCVA souhaite, à travers cet article, exposer les faits, rappeler le cadre réglementaire et encourager un dialogue constructif entre toutes les parties concernées.

Une tradition respectée, un équilibre à préserver

Les cloches des églises font partie du patrimoine sonore de nos villages. Elles rythment la vie locale depuis des générations : annonces des offices, mariages, événements exceptionnels. L’angélus, prière traditionnelle marquée par trois séries de trois coups suivies d’une volée, s’inscrit dans cette histoire.

Toutefois, si la tradition mérite d’être respectée, elle doit également s’inscrire dans un cadre adapté aux réalités actuelles : densification de l’habitat, télétravail, présence accrue à domicile, besoin de tranquillité pour les familles, les personnes âgées ou malades.

Une gêne réelle pour les riverains

Depuis l’installation des nouvelles sonneries, plusieurs habitants ont signalé :

  • une intensité sonore plus élevée qu’auparavant ;
  • une fréquence des sonneries perçue comme excessive ;
  • des horaires jugés inadaptés, notamment en début de matinée ;
  • des difficultés pour les personnes en télétravail ou pour les jeunes enfants lors des temps de repos.

Ces nuisances répétées ont un impact direct sur la qualité de vie et peuvent générer fatigue, stress et tensions de voisinage.

Le cadre réglementaire

Les cloches des églises sont encadrées par le droit. En France, les sonneries religieuses sont autorisées, mais leur usage doit respecter le principe de tranquillité publique. Les maires disposent d’un pouvoir de police leur permettant de réglementer les horaires et les modalités des sonneries, notamment en cas de trouble anormal du voisinage.

Il ne s’agit pas de remettre en cause la pratique religieuse, mais de veiller à un équilibre raisonnable entre liberté de culte et respect du cadre de vie des habitants.

Une démarche constructive

L’AQCVA ne s’oppose pas à la tradition de l’angélus. Elle demande :

  • une évaluation objective du niveau sonore ;
  • une concertation avec les riverains ;
  • l’étude d’un ajustement des horaires ou de l’intensité ;
  • la recherche d’un compromis acceptable par tous.

Le dialogue reste la meilleure voie pour éviter l’escalade et préserver la cohésion locale.

Pour une cohabitation apaisée

Notre association est attachée à la qualité de vie et au respect mutuel. Les traditions font partie de notre identité collective, mais elles doivent évoluer avec leur environnement. Nous appelons donc les autorités compétentes et les responsables paroissiaux à engager rapidement une discussion ouverte afin de trouver une solution équilibrée.

Ensemble, faisons en sorte que notre cadre de vie reste harmonieux, respectueux et serein pour tous.

Les habitants concernés peuvent nous faire part de leurs témoignages via notre site